Difficile pour moi de passer à côté de mon coup de coeur musical et de ne pas en parler. Le nouvel album de Jay-Jay Johanson intitulé sobrement Self-Portrait est en quelque sorte une introspection sombre et énigmatique.
Dès la première écoute, j'ai été conquis et touché par cet univers, où le piano est mis en valeur, et où les mélodies sont comme suspendues dans les airs. Il nous livre un album personnel, mélangeant jazz, pop et trip-hop. On y retrouve cette voix particulière, porteuse d'émotions, qui passe avec aisance et simplicité, d'un octave à un autre. Dans des styles différents, il s'impose comme un mélodiste hors pair.

Sous certains aspects, cet album me rappelle, From The Choirgirl Hotel de Tori surtout en ce qui concerne le côté torturé (tout en étant totalement différent). Les arrangements sont dépouillés, à la manière d'un disque d'Antony et côté visuel, on se rapproche d' Ivan Smagghe. Au final, ce qui resort de cet album, c'est ce piano aux allures fantômatique, ces cordes qui hypnotisent et scandent toute la force et l'émotion de cet autoportrait.
Parmis mes titres préférés : Medicine, The Garden, Lightning Strikes, My Mother's Grave.
Jay-Jay Johanson a su faire du sur mesure, en innovant et réinventant ses notes musicales qui ont fait de ce suédois, une des valeurs sûres de la scène musicale.
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